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Fiche de révision

Tous les « À retenir » du cours, dans l'ordre du plan : l'essentiel à garder sous la main.

Les transformations de la cartographie

Partie II — Géographie appliquée · F. Les méthodes et outils de l'analyse spatiale

Fil conducteur

Inès compare une carte d'état-major de son grand-père à une carte en ligne : même territoire, deux manières de le dire.

En une phrase

La cartographie est passée du papier à des représentations numériques, interactives et multi-sources, qui combinent images satellites, données collectées sur le terrain et contributions des utilisateurs, mais qui restent des constructions sur un choix de données.

Pourquoi c'est important

La carte est un outil d’analyse autant que de communication. Connaître les transformations de la cartographie permet de lire les cartes contemporaines de façon critique, de savoir quelles données elles montrent, à quelle échelle et avec quelles omissions.

Comment ça marche

  • La cartographie assistée par ordinateur, puis les systèmes d’information géographique, ont permis de superposer des données et de produire des cartes à la demande.
  • La TÉLÉDÉTECTION fournit des images satellitaires régulières (programmes européens Copernicus, américains Landsat) qui suivent l’occupation des sols, les forêts ou les crues.
  • Les cartes numériques en ligne, nées dans les années 2000, combinent fonds de carte, données participatives et calculs d’itinéraires ; OpenStreetMap, lancé en 2004, est une base cartographique collaborative.
  • Toute carte est une construction : choix de l’échelle, de la projection, de la légende, des données retenues. Ces choix orientent la lecture.

Exemple concret

Pour suivre la déforestation d’une région tropicale, on compare des images satellites de plusieurs années. La carte montre une perte de couvert, mais elle ne dit pas si la forêt a été défrichée pour l’élevage, l’agriculture ou une route, ce qui suppose un travail de terrain complémentaire.

Vocabulaire

  • Télédétection : acquisition d’informations sur la surface terrestre à distance, par capteurs embarqués sur satellite, avion ou drone.
  • Projection cartographique : méthode de représentation d’une surface sphérique sur un plan, qui déforme nécessairement certaines distances, surfaces ou formes.
  • Cartographie participative : production de cartes avec la contribution des habitants ou des usagers d’un territoire.

Les chiffres à connaître

  • 4,14 milliards d’hectares de forêts, dont l’évolution est suivie par télédétection dans l’évaluation mondiale de la FAO. FAO, Global Forest Resources Assessment 2025.
  • 10,9 millions d’hectares de déforestation brute par an entre 2015 et 2025, chiffre établi notamment à partir de données satellitaires. FAO, 2025.

Ce qu'en disent les géographes

Yves Lacoste, dans la tradition de la géographie critique, a montré que la carte est un outil de pouvoir : elle désigne, classe et hiérarchise l’espace. Cette lecture encourage à interroger chaque carte sur ce qu’elle montre, ce qu’elle exclut et qui la produit.

Piège / à ne pas confondre

Une carte n’est pas le territoire : elle en est une représentation, réduite et choisie. Autre piège : une carte très précise en apparence peut être fausse sur le fond, si ses données sont anciennes, incomplètes ou mal interprétées.

Pour anticiper

Face à une carte, demande-toi : quelle est la source, quelle est la date des données, quelle est l’échelle, quel choix de représentation a été fait, et que ne montre-t-elle pas. Cette grille vaut pour une carte de presse comme pour une carte du concours.

À retenir

La cartographie est devenue numérique, multi-sources et interactive, grâce aux satellites et aux systèmes d’information. Toute carte reste une construction : il faut en interroger les sources, l’échelle et les omissions.

Les systèmes d'information géographique

Partie II — Géographie appliquée · F. Les méthodes et outils de l'analyse spatiale

Fil conducteur

Inès superpose sur un même écran le relief, les routes et les écoles de sa commune : une seule carte répond à trois questions.

En une phrase

Un système d’information géographique (SIG) est un ensemble d’outils qui saisit, stocke, traite, analyse et représente des données localisées, organisées en couches superposables, pour répondre à une question spatiale.

Pourquoi c'est important

Les SIG sont utilisés par les collectivités, les entreprises, les services de secours et les chercheurs pour planifier, surveiller et évaluer. Ils permettent de croiser des données qui n’auraient pas été comparables sur papier, et donc de formuler des questions spatiales précises.

Comment ça marche

  • Chaque couche d’information contient des objets géolocalisés (points, lignes, polygones) auxquels sont associés des attributs : une école est un point, une route une ligne, une zone inondable un polygone.
  • Les couches sont superposées sur un même fond et géoréférencées, c’est-à-dire placées dans un même système de coordonnées.
  • Les opérations d’analyse incluent la sélection (ce qui est à moins de 500 mètres d’une route), la distance, l’intersection et la modélisation (zones de desserte, cartes de densité).
  • Le SIG combine une base de données et une représentation cartographique : une même donnée peut être interrogée et cartographiée de plusieurs façons.
Un SIG superpose des couches d'information sur un même territoireCouche 1 : reliefCouche 2 : réseau routierCouche 3 : populationSuperposer ces couches permet de croiser les données sur un même fond.
Un SIG superpose des couches d'information sur un même territoire pour croiser les données.

Exemple concret

Pour choisir l’emplacement d’une nouvelle école, une commune superpose une couche de population par quartier, une couche de réseau routier et une couche d’équipements existants. Le SIG permet d’identifier les quartiers éloignés de tout établissement, et de calculer le temps de trajet depuis chaque point.

Vocabulaire

  • SIG : système d’information géographique, qui combine données localisées, traitements et représentations cartographiques.
  • Couche d’information : ensemble d’objets géolocalisés de même nature, superposable aux autres couches.
  • Géoréférencement : rattachement de données à une position précise sur la surface terrestre, dans un système de coordonnées commun.

Les chiffres à connaître

  • Années 1960 : premiers systèmes d’information géographique, développés au Canada pour la gestion des ressources naturelles. Repère historique, consensus de la littérature sur les SIG.
  • 4,14 milliards d’hectares de forêts, dont l’état est évalué à partir de données géolocalisées et de télédétection. FAO, GFRA 2025.

Ce qu'en disent les géographes

Les géographes quantitativistes, dès les années 1960, ont développé des modèles spatiaux et des analyses statistiques qui préparent les SIG. La géographie critique a ensuite interrogé leurs usages, en rappelant que les données géolocalisées ne sont jamais neutres et qu’elles peuvent servir à surveiller comme à planifier.

Piège / à ne pas confondre

Un SIG n’est pas un simple logiciel de cartographie : il organise des données et permet de les analyser. Autre piège : la qualité du résultat dépend de celle des données (exactitude, date, échelle, système de coordonnées). Une analyse précise sur des données fausses reste fausse.

Pour anticiper

Pour une question spatiale, identifie les couches nécessaires, vérifie leur date et leur échelle, puis choisis l’opération d’analyse (sélection, distance, superposition). Cette démarche structure aussi une argumentation de composition ou un croquis.

À retenir

Le SIG organise des données localisées en couches superposables, les analyse et les représente. Sa fiabilité dépend de la qualité des données et des opérations choisies.