Les pays les moins avancés (PMA)
Fil conducteur
Inès cherche sur une carte les pays que l'ONU classe à part : beaucoup sont enclavés, et la plupart sont en Afrique.
En une phrase
Les pays les moins avancés (PMA) forment une catégorie de l’ONU définie par trois critères : un revenu par habitant faible, un capital humain insuffisant et une vulnérabilité économique forte aux chocs.
Les PMA sont les pays que l’ONU classe parmi les plus pauvres et les plus fragiles. Ils cumulent un revenu faible, peu d’éducation et de santé, et une économie très exposée aux crises.
Pourquoi c'est important
La catégorie PMA organise l’aide internationale et l’accès préférentiel aux marchés. Elle oriente aussi les politiques de développement : les PMA ont besoin de financements, de capacités administratives et de protection contre les chocs, non seulement de croissance.
Cette liste sert à décider de l’aide et des accès aux marchés riches. Les PMA ont besoin d’argent, de bonnes administrations et de protection contre les crises, pas seulement de croissance.
Comment ça marche
- Le Comité des politiques de développement de l’ONU évalue les pays tous les trois ans selon trois critères : le revenu brut par habitant, un indice de capital humain (santé et éducation) et un indice de vulnérabilité économique.
- Pour sortir de la catégorie, un pays doit remplir les seuils de graduation lors de deux revues consécutives ; la graduation est ensuite décidée par le Conseil économique et social puis l’Assemblée générale.
- Beaucoup de PMA sont enclavés (sans accès à la mer) ou insulaires, ce qui renchérit leurs échanges.
- Leur économie repose souvent sur quelques productions agricoles ou minières, ce qui les rend dépendants des cours mondiaux.
- L’ONU examine les pays tous les trois ans. Elle regarde leur revenu, la santé et l’école, et leur fragilité face aux crises.
- Pour sortir de la liste, il faut atteindre les seuils deux fois de suite, puis l’ONU valide.
- Beaucoup de ces pays n’ont pas de mer, ou sont des îles : leurs marchandises coûtent plus cher à transporter.
- Ils vivent souvent d’une ou deux productions, et les prix mondiaux les mettent en danger.
Exemple concret
Le Laos, pays enclavé d’Asie du Sud-Est, dépend de l’exportation de ressources et de l’énergie hydroélectrique vers ses voisins. L’ONU a recommandé en 2026 son retrait de la liste des PMA. Cette sortie dépendra de la confirmation formelle des instances de l’ONU, et ne suffit pas à elle seule à assurer un développement durable.
Le Laos n’a pas accès à la mer et vit beaucoup de ses ressources et de l’électricité qu’il vend à ses voisins. En 2026, l’ONU a recommandé qu’il sorte de la liste des pays les plus pauvres, mais cela doit encore être confirmé.
Vocabulaire
- PMA : pays les moins avancés, catégorie définie par l’ONU sur des critères de revenu, de capital humain et de vulnérabilité économique.
- Enclavement : absence d’accès direct à la mer, qui renchérit les coûts de transport et d’échange.
- Vulnérabilité économique : exposition d’une économie aux chocs extérieurs (prix, catastrophes naturelles, crises financières).
- PMA : les pays que l’ONU classe parmi les plus pauvres et les plus fragiles.
- Enclavement : pays sans accès à la mer, donc des transports plus chers.
- Vulnérabilité économique : à quel point un pays souffre quand le monde ou le climat le frappe.
Les chiffres à connaître
- 4,3 enfants par femme en moyenne en Afrique subsaharienne en 2024, nettement plus que dans le reste du monde. Cette fécondité pèse sur la capacité des PMA à investir dans l’éducation et la santé. ONU, World Population Prospects 2024.
- Bangladesh, Laos et Népal : pays programmés pour sortir de la catégorie en 2026 selon l’UNCTAD. UNCTAD, liste des PMA.
- 4,3 enfants par femme en Afrique subsaharienne en 2024. Cela fait beaucoup d’enfants à éduquer et à soigner. ONU, 2024.
- Bangladesh, Laos, Népal : trois pays prévus pour sortir de la liste en 2026. UNCTAD.
Ce qu'en disent les géographes
Les géographes du développement ont montré que l’enclavement, la distance aux marchés et la faiblesse des réseaux de transport expliquent une part importante des retards. Le concept de PMA, créé par l’ONU en 1971, est une catégorie statistique et politique, discutée car elle fige des situations qui évoluent.
Les géographes montrent que la distance, l’absence de mer et les mauvaises routes expliquent beaucoup de retards. La liste des PMA a été créée par l’ONU en 1971, et elle est discutée parce qu’elle fige des situations qui bougent.
Piège / à ne pas confondre
PMA et pays en développement ne sont pas synonymes : tous les pays en développement ne sont pas des PMA, et certains PMA ont une croissance rapide. Autre piège : la sortie de la liste ne signifie pas la fin de la pauvreté, seulement le franchissement de seuils statistiques.
Tous les pays pauvres ne sont pas des PMA, et l’inverse aussi. Sortir de la liste ne veut pas dire que la pauvreté a disparu : c’est juste un seuil franchi.
Pour anticiper
Pour un PMA, demande-toi quels sont ses obstacles (enclavement, dépendance à une ressource, vulnérabilité climatique) et quels leviers existent : intégration régionale, infrastructures de transport, diversification économique.
Pour un pays de cette liste, demande-toi ce qui le bloque (pas de mer, une seule ressource, climat dangereux) et ce qui pourrait l’aider : routes, voisins, autres productions.
À retenir
Les PMA sont définis par l’ONU selon le revenu, le capital humain et la vulnérabilité économique. Leur retard tient souvent à l’enclavement, à la dépendance à quelques ressources et à la fragilité face aux chocs.
Les PMA sont les pays les plus pauvres et les plus fragiles selon l’ONU. Ils sont souvent sans accès à la mer et vivent d’une ou deux ressources.