← Géographie de l'environnement2sur3

Chaque bloc existe en deux versions. Lis la version technique ; si un passage résiste, toucheen clair à côté de son titre, ou bascule toute la page avec le sélecteur ci-dessus.

Le risque environnemental

Partie II — Géographie appliquée · D. La géographie de l'environnement

Fil conducteur

Inès lit un plan de prévention : une zone colorée en rouge, une autre en bleu. La couleur dit moins le danger que le lieu où l'on vit.

En une phrase

Le risque environnemental résulte de la combinaison d’un aléa (phénomène naturel ou technologique), d’une exposition (population, biens) et d’une vulnérabilité (capacité à anticiper, à résister et à se relever).

Pourquoi c'est important

Les catastrophes sont de plus en plus coûteuses en vies et en biens, surtout dans les zones à forte exposition et faible capacité de réponse. Comprendre le risque comme un produit de la société et du milieu, et non comme un simple aléa, oriente la prévention, l’aménagement et l’aide.

Comment ça marche

  • L’ALÉA est le phénomène dangereux (crue, séisme, sécheresse, incendie, pollution) ; sa probabilité et son intensité se mesurent.
  • L’ENJEU est ce qui est exposé : vies, habitat, activités, infrastructures.
  • La VULNÉRABILITÉ dépend de la richesse, de l’information, de l’organisation et de la qualité des équipements. Deux espaces exposés au même aléa ne subissent pas les mêmes dégâts.
  • Le cadre de Sendai (2015-2030) des Nations unies rappelle que la réduction des risques passe par la connaissance du risque, la gouvernance, l’investissement dans la prévention et la préparation.

Exemple concret

Dhaka, avec environ 36,6 millions d’habitants selon la révision 2025 de l’ONU, est installée sur un delta exposé aux crues et aux cyclones. L’aléa est fort, mais la vulnérabilité des quartiers pauvres, construits sur des terrains bas et sans drainage, aggrave fortement les conséquences.

Vocabulaire

  • Aléa : phénomène naturel ou technologique potentiellement dangereux, caractérisé par sa probabilité et son intensité.
  • Vulnérabilité : degré auquel une population ou un territoire est affecté par un aléa, selon sa capacité à l’anticiper et à y faire face.
  • Résilience : capacité d’un territoire ou d’une société à absorber un choc, à s’adapter et à se reconstruire.

Les chiffres à connaître

  • 36,6 millions d’habitants pour l’agglomération de Dhaka, exposée aux crues, selon la révision 2025 de l’ONU. ONU, WUP 2025, via Nippon.com.
  • Cadre de Sendai, 2015-2030 : feuille de route de l’ONU pour réduire les risques de catastrophe. Nations unies, Cadre de Sendai, 2015.

Ce qu'en disent les géographes

Les géographes des risques, comme Gilbert White, dès les années 1940, ont montré que les populations réagissent aux aléas selon leur perception et leur expérience, et que l’occupation des zones à risque résulte autant de choix sociaux que de la nature. Cette approche a fondé la géographie des risques contemporaine.

Piège / à ne pas confondre

Aléa et risque ne sont pas synonymes : un aléa fort dans un désert non peuplé ne constitue pas un risque. Autre piège : une catastrophe « naturelle » résulte souvent de choix d’aménagement ; l’aléa est naturel, les dégâts ne le sont pas.

Pour anticiper

Pour un territoire exposé, demande-toi quel aléa est présent, combien de personnes et de biens sont exposés, et quelle capacité de réponse existe (alerte, secours, réseau, assurance). Le risque baisse surtout en réduisant la vulnérabilité.

À retenir

Le risque combine aléa, enjeu et vulnérabilité. Les catastrophes sont d’abord le produit de l’exposition et de la fragilité des sociétés, et la prévention vise surtout la réduction de la vulnérabilité.

Vérifier que c'est acquis

2 question(s) tirée(s) du quiz de la matière · touches 1 à 4 pour répondre ·

Quelle formule décrit le mieux le risque environnemental selon le cours ?

Que désigne la notion de résilience ?

Notion lue jusqu'au bout ? Valide-la pour suivre ta progression.

Raccourcis : ← → notion précédente / suivante · / rechercher

Quiz de la matièreFiche de révision